• Eugène de Beauharnais
Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais

Eugène de Beauharnais a été oublié par les historiens de l'Empire. Et pourtant y a-t-il un personnage plus attachant q ue le fils de Joséphine de Beauharnais, né en 1781, mort en 1824 ? Napoléon trouva chez lui la dignité, la loyauté, le désintéressement et la fidélité qu'il n'obtint ni de ses frères ni de ses sours. Et ce n'est pas seulement pour faire plaisir à Joséphine qu'il l'adopta et lui confia des tâches essentielles. Brillant hussard, devenu colonel des chasseurs à cheval de la garde, puis archichancelier de l'Empire et vice-roi d'Italie, à vingt-trois ans, le prince Eugène connut, des champs de bataille de la Lombardie et de l'Egypte aux derniers soubresauts de Napoléon dans la campagne de France, une existence exceptionnellement dense. Comblant une lacune, Jean Autin fait ainsi revivre les derniers temps de l'Ancien Régime, les tourmentes révolutionnaires, les fastes du Consulat et de l'Empire, les rapports difficiles avec un maître exigeant et omniprésent, les grandes ou tristes heures d'une Italie qui se cherche, les démêlés avec le Saint-Siège, la vie à Vienne après Wagram, et le pénible séjour dans Moscou en flammes avant l'abominable retraite de Russie dans la froidure et sous le harcèlement des cosaques. Vu de Milan, de Venise ou de Raguse, l'Empire présente une autre image, Napoléon une autre stature, Joséphine un autre visage. Paris, Milan, Corfou, Le Caire. Et au lendemain des adieux de Fontainebleau, Munich, où se trouve le tombeau du prince Eugène, ce fils adoptif de Napoléon qui avait caressé l'idée, semble-t-il, d'en faire son successeur si Marie-Louise ne lui donnait pas d'héritier. Voir la suite

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  • Perrin